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Ce que j'aurais aimé savoir avant de devenir instructeur de plongée

  • il y a 21 heures
  • 3 min de lecture

Si tu m'avais demandé avant mon IDC à quoi ressemblait la vie d'instructeur de plongée, j'aurais probablement décrit quelque chose impliquant de l'eau chaude, des élèves heureux et une existence globalement bronzée et sans stress. Et même s'il y a absolument des journées comme ça, il y a aussi tout un tas de choses qu'on ne met pas dans la brochure. Voici donc la vérité honnête et un peu chaotique sur la vie d'instructeur de plongée, et ce que j'aurais aimé qu'on me dise avant de commencer.


Enseigner est une compétence totalement différente de plonger

Être un excellent plongeur et être un excellent enseignant, ce n'est pas la même chose. Tu peux avoir une flottabilité parfaite, 2000 plongées et un carnet de plongée impeccable, et quand même galérer à expliquer un vidage de masque à quelqu'un qui n'a jamais mis le visage dans l'océan. La patience, la communication et la capacité à décomposer les choses en petits morceaux faciles à digérer comptent bien plus que tu ne le penses.

Honnêtement, les premiers cours étaient une vraie leçon d'humilité. J'ai dû apprendre à lire les gens, à ralentir et à me souvenir de ce qu'on ressent vraiment quand on est débutant. Spoiler : c'est terrifiant pour eux. Sois bienveillant.


Diver over the reef in Nusa Penida


La paperasse, c'est un vrai job

Personne ne te prévient à ce sujet. Tu imagines passer la journée sous l'eau, et tu découvres qu'une bonne partie de ton temps est consacrée à remplir des formulaires, signer des carnets de plongée, traiter des certifications et vérifier que chaque document a la bonne signature au bon endroit. Organise-toi tôt. Mets en place un système. Ton toi du futur te remerciera quand tu ne seras pas encore au centre à 21 h en train de te demander quelle décharge appartient à quel élève.


Tu remettras en question ton choix de carrière les mauvais jours

Il y aura des jours où rien ne fonctionne. Le compresseur tombe en panne. Un élève panique en surface. Quelqu'un oublie son masque. Le bateau a du retard. Tu seras fatigué, salé, brûlé par le soleil, et tu te demanderas pourquoi diable tu n'es pas devenu comptable. C'est normal. Chaque instructeur a ces journées. Ça passe.

Mais aussi, il y aura des jours où un élève nerveux finira sa première plongée en eau libre avec un sourire qui lui va d'une oreille à l'autre, et tu te souviendras exactement pourquoi tu fais ce métier.


Ton corps va te le faire savoir

Soulever des bouteilles, transporter du matériel, monter et descendre des bateaux, plusieurs plongées par jour... ça s'accumule. Prends soin de ton dos dès le premier jour. Étire-toi. Hydrate-toi (oui, même si tu es entouré d'eau en permanence). Mange correctement. Les instructeurs qui durent dans ce métier sont ceux qui traitent leur corps comme l'équipement qu'il est.


L'argent... un sujet

Soyons honnêtes, être instructeur de plongée ne va que rarement te rendre riche. Le salaire varie énormément selon l'endroit où tu travailles, et beaucoup d'endroits ne paient pas grand-chose au-delà d'un salaire de base plus les pourboires. Budgétise soigneusement, surtout si tu travailles dans un endroit saisonnier. Les avantages liés au mode de vie sont incroyables, mais il faut quand même planifier financièrement. Si quelqu'un te dit le contraire, soit il a de la chance, soit il ment, soit les deux.


La communauté, c'est de l'or

Voilà une chose dont personne ne parle vraiment : les gens. Le milieu de la plongée est rempli d'humains bizarres, merveilleux et un peu trop exposés au soleil, venus des quatre coins du monde, et ils deviennent ta famille. Tu te feras des amitiés dans des villes de plongée qui dureront des décennies. Tu auras des canapés où dormir dans des pays où tu n'es jamais allé. La communauté est honnêtement l'une des plus belles choses de ce métier.



people hanging out at the beach around a bonfire
Le lifestyle...dur à battre


Tu apprends en permanence

Obtenir ta carte d'instructeur n'est pas la ligne d'arrivée, c'est la ligne de départ. Chaque cours que tu enseignes, chaque élève difficile, chaque plongée dans des conditions compliquées t'apprend quelque chose de nouveau. Les instructeurs que je respecte le plus sont ceux qui, même après vingt ans, posent encore des questions, apprennent encore de leurs élèves et s'enthousiasment encore pour une belle plongée. Reste curieux, reste humble.


Ça vaut le coup

Malgré les longues journées, la paperasse, les bouteilles à transporter et la crise existentielle occasionnelle, je n'échangerais ce métier pour rien au monde. Tu partages ta passion chaque jour. Tu vois des gens tomber amoureux de l'océan. Tu vis dans des endroits que la plupart des gens ne voient qu'en vacances. Et tu as un siège au premier rang pour certains des plus beaux moments sous-marins de la planète.

Alors si tu envisages de devenir instructeur de plongée, lance-toi les yeux ouverts. Ce n'est pas toujours facile, mais c'est toujours intéressant. Et les bons jours ? Il n'y a rien de comparable. 🌊

 
 
 

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